Archives du mois: décembre 2011

Produits : les labels de qualité vont-ils booster vos ventes ?

Dans une période de crise économique et de changement de comportement des consommateurs, les labels de qualité peuvent ils influer sur le désir de consommer ?

Rappelons que, pour le consommateur, la qualité s’apprécie dans  3 dimensions principales : Le GOÛT, LE PRIX, LA FRAÎCHEUR.

Dans les signes officiels de qualité on distingue

Les signes d’identification de qualité et de l’origine : Le label Rouge, l’appellation d’origine contrôlée (AOC), l’indication géographique protégée (IGP), la spécialité traditionnelle garantie (STG), et l’agriculture biologique. Ils bénéficient de logos officiels.
Les mentions valorisantes : « montagne », « fermier », « produits pays ».
La certification de conformité  qui atteste de qualités spécifiques qui suit des règles de fabrication particulières.
A ces signes officiels, d’autres signes de qualité peuvent être initiés par les acteurs de la filière concernée.

Les consommateurs sont ils sensibles aux produits labellisés ?

La disparition de crises sanitaires majeures a rendu le consommateur moins sensible à la présence des labels sur les produits.

La multiplication des signes de qualité et l’augmentation du nombre de produits qui peuvent en bénéficier (à juste titre) peuvent amener le doute dans l’esprit du consommateur.

Les signes de qualité ne sont pas tous connus et leur notoriété est souvent liée à leur ancienneté. Pour exemple le Label Rouge a été crée en 1960 alors que  l’appellation « montagne » ne date que de 1985.

Ensuite, d’un produit à l’autre, les signes officiels n’ont pas le même poids pour le consommateur :

–         L’aspect gustatif d’un produit Label Rouge est largement apprécié pour les volailles.

–           La qualité des vins AOC  est perçue comme très variable. Pour le consommateur, l’AOC n’est pas forcement liée à la qualité.

–         Les légumes issus de l’agriculture biologique sont perçus comme plus chers, meilleurs pour la santé et plus savoureux que les autres produits. Tandis que les œufs bios sont perçus comme assez chers se différenciant des autres produits par leur méthode de production et non par leur qualité gustative.

Les consommateurs sont ils prêts à payer plus cher ?

En 2007, 6/10 consommateurs sont prêts à payer plus cher une viande, une volaille portant un label officiel. Et ils ne le sont pas pour les autres produits.

Rappelons que les jeunes sont moins sensibles aux labels et que le niveau de ressources influence largement l’incitation à l’achat de produits labellisés.

Source : etude credoc novembre 2007

Se prévaloir d’un label n’est pas une garantie systématique de retour CA. C’est une démarche d’entreprise qui demande d’être expliquée au consommateur. Chaque acteur de la chaîne alimentaire qui veut s’en prévaloir doit s’investir dans le « Faire –Savoir ».

Quant au prix tout n’est pas permis parce-que le produit est labellisé.

Sources : CREDOC étude nov.2007 et Ministère de l’agriculture

Isabelle Guimard pour Laboraction

Le nouveau consommateur : Le conso‘battant

Le nouveau consommateur : Le conso‘battant

Le conso’battant ne se laisse pas abattre par la crise… il se bat.

Il se bat pour son « vouloir d’achat », il mémorise les prix, analyse les promos, déjoue les pièges. Il décortique et compare  les produits et finit par mieux les connaitre que le vendeur lui-même.

Déçu ou ignoré par la marque, il le fait savoir et la toile lui sert de caisse de résonance.

Pour en savoir plus sur le conso’battant qui laisse beaucoup d’entreprises perplexes, lisez l’excellent livre « A nouveaux consommateurs, nouveau marketing » coordonné par Ph JOURDAN, F. LAURENT et JC. PACITTO, édité chez DUNOD.

Isabelle Guimard pour Laboraction

Le retour du roi…Burger King en France ?

Selon le site snacking.fr la chaine de restauration rapide serait en train de former ses futures équipes Burger King France aux USA pour un retour en 2012.

L’information relayée également par fastandfood.fr et par des agences de presse papiers prophétisent le retour de l’enseigne après 14 années d’absence sur le sol français.

Ainsi donc, le double Whopper pourrait remettre les pieds sur nos terres gauloises?

Racheté en septembre 2010 par le fonds d’investissement américain 3G Capital, le n°2 mondial de la restauration rapide avait quitté la France en 1997 à cause de sa faible rentabilité fasse à des concurrents comme Mc Donald’s ou Quick.

Pourtant implanté à la même période, Burger King n’avait pas réussi à développer le nombre de ses restaurants à l’avantage de ses deux concurrents, qui n’avaient pas cessé de multiplier les ouvertures de point de vente.

La stratégie de BK serait aujourd’hui de ne s’implanter que sur les autoroutes pour le moment, une manière pour la marque d’être présente là où on l’attend le moins. Affaire à suivre…

Thibault Guimard pour Laboraction

Web marketing : 3 raisons de veiller à sa e-réputation sur les réseaux sociaux

Avec près de 40 millions d’internautes en France, et près de 22 millions d’utilisateurs de Facebook, il est aujourd’hui primordial de suivre sa réputation sur le web.

1 – Ecouter ce que l’on dit de votre produit ou restaurant

Les avis laissés sur pagesjaunes.fr ou encore qype.fr sont souvent écrits à chaud. Si le client a été ravi de son repas, les critiques seront élogieuses, à la limite de la critique dithyrambique. A l’inverse, si le client est mécontent, l’écriture sous le coup de la colère donnera un avis très négatif.  De mauvaises critiques peuvent avoir un impact sur la fréquentation en restaurant ou l’achat d’un produit. En effet, des études (EIAA, Ipsos, Opinion Way, …) révèlent que 62% des sondés ont déjà renoncé à acheter un produit après avoir pris connaissance d’avis d’internautes.

Tous ces messages postés doivent être pris en compte par les entreprises comme une multitude de signaux émis par les clients qui doivent être entendus, décryptés et traités par ces dernières.

2 – Savoir et contrôler ce que l’on dit de votre entreprise

S’il n’est pas souhaitable d’empêcher les consommateurs de commenter votre marque, votre produit, il est légitime de lutter contre les faux avis véhiculés par des personnes mal intentionnées. Rumeurs, dénigrement, diffamation,… le bouche à oreille à la sauce web 2.0 peut faire beaucoup de dégâts.

Une veille régulière et pertinente permet de détecter très vite la malveillance et d’agir de façon mesurée et graduée aux attaques.

Le suivi de l’e-réputation est une aide pour détecter certains pages Facebook ou encore comptes Twitter non officiels. Souvent, ces pages ne nuisent pas directement à votre image. Pour la plupart, ce sont des particuliers qui utilisent votre nom car ils sont fan de votre marque. Cette multiplication de « fausses pages » risque de noyer votre page officielle. Il serait dommage que vos clients n’arrivent pas à trouver cette dernière !

L’intérêt de faire la chasse à ces pages non officielles  est de contrôler l’image de votre marque et de  lui assurer une visibilité optimale. Même si vous n’agissez pas, il est primordial de garder un œil sur ce phénomène afin d’agir en conséquence en cas de débordement.

 3 – Mieux connaitre ses consommateurs et clients

Avis par restaurant, par produit, par région, etc… Ce sont autant de mini-études de marché dont il serait dommage de se passer. Une veille régulière avec des indicateurs pertinents constituera une mine d’informations. Il est possible par exemple de savoir ce que les clients attendent comme nouveauté, leurs plats préférés, leur perception des prix, du programme de fidélité…

Toutes ces informations viennent de la vraie vie, alors ne vous privez pas de ces retours d’expérience  même s’ils ne sont pas toujours faciles à entendre !

Pour conclure, suivre sa réputation sur le net est un investissement pour améliorer sa connaissance client, détecter des signaux faibles sur sa marque, son offre, et contrer les attaques malveillantes contre son entreprise.

Aurélien Pouzat pour Laboraction